Thomas, 15 ans : il n’écoute pas… ou pas encore ?
- Josepha Faber Boitel
- il y a 17 heures
- 2 min de lecture
« Thomas, tu m’écoutes ? »
À la maison, ses parents ont l’impression de parler dans le vide. Thomas répond à peine, oublie les consignes, zappe les rendez-vous et semble souvent ailleurs. Pourtant, il n’est ni insolent ni paresseux. Il décroche, c’est tout. Dans sa bulle, casque sur les oreilles, il ne réagit que lorsqu’un sujet l’enthousiasme ou le fait réagir.
👉 Ce qui se passe dans son cerveau
L’adolescence transforme profondément le cerveau. Le cortex préfrontal, responsable de l’attention, du raisonnement et de la planification, est encore en chantier. En revanche, le striatum, centre de la récompense et de la recherche de nouveauté, est en pleine effervescence. Résultat : le cerveau de Thomas sélectionne instinctivement ce qui le stimule et écarte tout ce qui semble routinier, flou ou répétitif. Ce n’est donc pas qu’il ne veut pas écouter : c’est que son cerveau filtre différemment.
🧠 Comment l’aider ?.
On capte son attention d’abord par le regard : l’interpeller quand il est disponible, pas entre deux messages ou en pleine console. Ensuite, une consigne courte à la fois, claire et directe, sans surcharge. Et surtout, lui faire confiance : au-delà des oublis, c’est l’estime que l’adulte lui renvoie qui l’aide à progresser. Il apprend peu à peu à mieux gérer son attention… à condition de ne pas être enfermé dans l’étiquette de « celui qui n’écoute jamais ».
💡 Le petit plus : Et si on commençait par l’écouter, lui ? Être écouté, c’est aussi ce qui leur apprend à écouter. Penser à lui demander ce qui l’aide à se souvenir (« Tu préfères qu’on te le note ? ») lui donne une part active dans la communication.
